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Réponses à des mails
Actualisation : 10 décembre 2010

Bien que le document de base soit auto suffisant, ces compléments qui reprennent mes réponses à des questions qui ont été posées par mail, constituent une aide importante à l'apprentissage raisonné pour l'étudiant qui ne se limite pas au bachotage.

Voir une information importante à la fin des réponses

Année 2007

Année 2008

Année 2009

Année 2010

 



 

 

 

2007


 QUESTION 1

Epithéliums digestifs :
Les canaux de premier ordre des glandes salivaires n'ont qu un rôle de drainage ?

REPONSE

Pour simplifier, oui ; et surtout par comparaison au niveau de spécialisation et de fonctionnalité du canal strié de 2eme ordre


 QUESTION 2

Epithéliums digestifs : Toute cellule n'a qu'un seul appareil de Golgi ? Ya t-il des exceptions?

REPONSE

Oui : l'hepatocyte du foie, par exemple


 QUESTION 3

Epithéliums digestifs :
p.79 Histo digestive: Pourquoi y a t'il des gap jonctions a l'intérieur même de la cellule au mileu du dessin? Est ce les coupes transversales de gap jonctions avec une cellule adjacente?

REPONSE

C'est bien l'image de coupes transversales de gap jonctions entre cellules adjacentes


 QUESTION 4

Epithéliums digestifs.
Les jonctions adhérentes correspondent à : desmosomes maculaires ? hémidesmosomes ? zonula adherens ? contact focal ?

REPONSE

Oui, les quatre ; mais le contact focal est une structure beaucoup plus transitoire. Le contact focal a aussi un role dans le "stimulus coupling" entre 2 cellules, via ses molécules de jonction (intégrines), et donc d'adaptation immédiate à la fonctionnalité et/ou à un programme de différenciation


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2008


QUESTION 5

Est il juste de dire :

Le canal d'Arantius met en communication directe la veine vitelline droite avec la partie basse de la veine ombilicale gauche, effectuant un shunt des capillaires sinusoides"
parce que,
il ne participe pas à la circulation porto-cave.

 Je ne tire cette phrase d'aucune source (ni anathèmes ou autres) il s'agit juste d'une question qui m'est venue en lisant votre polycopié, et si j'ai bien compris ce que réalisait le canal d'Arantius. Si une telle relation tombait au concours la réponse serait B puisqu'il n'y a aucun lien de cause a effet ou justement est ce que c'est parce qu'il shunte les capillaires sinusoides qu'il ne participe pas a la circulation porto-cave? (et donc reponse A)
Merci d'avance

REPONSE

Réponse A ou B dans cette formulation, et selon les interprétations. Votre idée de QCM est judicieuse mais à reprendre dans sa formulation pour lever toute ambiguïté.

Commentaires :

1 - Il n'est pas très bon de mettre une relation causale dans la premiere proposition, même si on la structure en variable explicative ("effectuant un shunt des capillaires sinusoides")

2 - On pourrait dire : le canal d'Arantius met en communication directe la veine ombilicale gauche avec la veine cave (inférieure). C'est moins difficile.

3 - Bien sur "communication directe de la veine vitelline droite avec la partie basse de la veine ombilicale gauche" est juste mais il vaut mieux respecter le sens de la circulation, et donc dire " communication directe de la veine ombilicale gauche avec la veine vitelline droite "

4 - Par ailleurs c'est vrai que c'est le haut de la veine vitelline droite (en aval du remodelage fournissant les capillaires sinusoides) qui se transforme en veine cave inférieure. Vous avez bien vu et vous avez donc fait la relation avec les lignes écrites sur mes autres documents d'embryologie ; en l'occurence les quelques lignes sur les modifications du sinus veineux dans la leçon de cours sur la vasculoigénèse. C'est bien.

5 - En tenant compte de toutes ces remarques vous auriez pu écrire :

Le canal d'Arantius shunte la circulation porto-cave

parce que

Il met en communication directe la veine ombilicale gauche avec la veine vitelline droite

RÉPONSE A

6 - On pourrait aussi écrire :

Le canal d'Arantius trouve son origine dans des grosses veines qui rejoignent le sinus veineux

parce que

Il met en communication directe la veine ombilicale gauche avec la veine vitelline droite

Alors REPONSE B

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QUESTION 6

 Comment ce fait-ce que nous sentions le sucré sur l'avant de la langue alors qu'il n'y a pas de bourgeon du gout à cet endroit ?

REPONSE  

 Je vous ai dit en cours que les bourgeons du goût étaient majoritairement localisés sur le V lingual mais qu'il y avait cependant aussi des bourgeons disséminés sur la langue, surtout sur son bord et dans les papilles fungiformes.
C'est pour cela que la sensation du goût n'est pas stictement localisée au V lingual.

On sait que le goût du sucré est mieux perçu sur le bout de la langue alors que le goût amer est surtout perçu vers le V lingual.
Le salé et l'acide sont plutôt perçus sur les bords latéraux de la langue

Par ailleurs le sucré est le seul goût inné. c'est le mieux perçu dès la naissance et c'est le seul à persister sans trop d'altération jusqu'au grand âge (c'est aussi sûrement une des raisons faisant que les personnes âgées préfèrent très souvent les sucreries, et les petits enfants aussi !).

 


QUESTION 7

A la page 49 de votre polycopié dans la partie embryologie du pancréas, il est indiqué que le canal de Santorini ne persiste pas chez l'homme, sinon c'est une embryopathie, seul le canal de Wirsung persiste. Dans une autre matière, en physiologie, on nous a indiqué qu'il persiste et qu'il est un canal excréteur accessoire. Merci de bien vouloir nous éclairer sur ce sujet en amphithéatre ou sur votre site

REPONSE

C'est parce que j'ai voulu (trop) simplifier pour signifier que le canal de Santorini ne persiste pas en tant que canal autonome drainant la totalité du pancréas dorsal, sauf dans le cas de pancréas divisum complet qui constitue une malformation embryonnaire très rare et généralement bénigne (contrairement au pancréas annulaire où les complications pathologiques sont plus nombreuses et le plus souvent néonatales, parfois transmises en autosomie dominante).

Donc, en dehors des cas exceptionnels de pancréas divisum complet, les 2 ébauches pancréatiques fusionnent pour constituer une seule masse pancréatique. C'est le développement normal de la glande pancréatique.

Il y a cependant des nuances dans ce développement normal du pancréas (= fusion des 2 ébauches).

Dans environ 90% des cas, le canal de Santorini regresse et ne constitue plus qu'un canal collatéral accessoire du canal de Wirsung avec lequel il fusionne, tout en débouchant aussi dans le duodenum un peu en amont de la papille (caroncule), zone ampullaire d'ouverture commune de canal de Wirsung/canal Cholédoque dans le duodénum. Tout au plus le canal de Santorini draîne alors une très faible partie de la partie supérieure de la la tête du pancréas.


Pancréas (IDGA).

Mais dans environ 10% des cas, et alors qu'il y a eu fusion externe complète des 2 ébauches pancréatiques, le canal de Santorini garde une capacité de drainage pancréatique plus grande, dépassant celle d'une petite partie de la tête du pancréas. Cette situation génère rarement des pathologies bien qu'on suspecte un risque accru de pancréatites.

Vous voyez, tout le monde a raison. mais cela complique alors la connaissance pour une première année de médecine...


QUESTION 8

 Pourquoi est-ce faux de dire : "L'organe adamentin (en cloche) résulte d'une segmentation de la lame latérale au niveau de la cavité buccale" ?

REPONSE

Parce qu'il s'agit de la lame dentaire, dérivée de l'épithélium buccal (pour la lame dentaire supérieure : ectoblaste dérivé des zones internes du processus médian intermaxillaire, mais aussi des processus palatins, eux-mêmes dérivés du bourgeon maxillaire supérieur. Et pour la lame dentaire inférieure : zone ectoblastique du bourgeon maxillaire inférieur, à la limite de sa zone entoblastique).

Pour la lame latérale : voir gastrulation et 3eme semaine !


QUESTION 9

 Quelle date retenir pour la rhizagenèse ?

REPONSE

Simplifions : vers la naissance pour la première dentition. Et pour la 2eme dentition ... jusqu'à l'approche de l'âge mûr s'il s'agit des dents de sagesse !


QUESTION 10

Pourquoi est-ce vrai de dire "la gaine de Hertwig prolifère très tardivement" ? Moi, j'aurais plutôt dit faux.
Mais c'est sûr que pour les dates tout est relatif …

REPONSE

Vous avez raison. Mais ce que j'ai écrit est parfaitement juste et suffisant.
Par contre, si j'avais à constituer un qcm sur le sujet, je m'arrangerai pour lever tout ambiguité. Par exemple, j'ajouterai :
   - "très tardivement par rapport à la constitution de la couronne à partir de l'organe de l'émail".
   - ou bien "très tardivement après différenciation complète de l'épithélium adamantin"
   - ou "après secrétion de l'émail par l'organe de l'émail"
   - ou bien encore "très tardivement dans la vie embryonnaire, soit aux alentours de la naissance"
et je préciserai, bien sûr, qu'on fait référence à la première dentition.


QUESTION 11

 Je crois savoir que les desmosomes correspondent aux cornéocytes mais quelle est la différence avec les hémidesmosomes ?

REPONSE

Non, même si les cornéocytes de la couche la plus profonde sont tres riches en desmosomes, il y a partout des desmosomes reliant toutes les sortes de kératinocytes entre eux. On ne peut surtout pas dire que les cornéocytes correspondent aux desmosomes ; çà ne veut rien dire ou c'est une incorrection de langage..

Mais le plus important est de bien appréhender le rôle fonctionnel des desmosomes.
Ne pas hésiter pour mieux comprendre à visualiser les transparents de cours que je vous ai mis à disposition sur le site.
Outre l'aspect descriptif, ne pas oublier les différences fondamentales constitutives en molécules de jonction.
Et en particulier : cadherine de type desmogleine et desmocolline pour le desmosome ; alors que pour le 1/2 desmosome il s'agit d'une intégrine, de type alpha6-beta4.
La plupart des conséquences fonctionnelles en découlent.


INFORMATION N° 12

Ci dessous la page 67 du document de base avec un tableau corrigé.
En effet, à la composition de la page, les colonnes s'étaient partiellement décalées et celle de droite n'apparaissait plus.
Néanmoins cela n'empêchait pas la compréhension du texte qui reste inchangé.

Même page téléchargeable en .pdf


QUESTION 13

Est il juste de dire que la lame basale entoure l'organe en cloche? Elle ne le sépare pas plutôt en deux entre adamantoblastes et odontoblastes ?

REPONSE

Les deux : Il suffit de regarder le schéma associé à la réponse par mail N° 139 où j'ai pris soin de surligner en rouge la position de la lame basale.
Même si je n'ai pas poursuivi le dessin de la lame basale, il est clair que cette lame basale est la même que celle qui limite l'épithélium buccal, et en continuité avec elle.


QUESTION 14

Vous marquez que l'épithélium villositaire de l'intestin grêle ne contient que les cellules EC comme cellules endocrines. cependant dans le schéma correspondant aux cellules M qui représentent l'épithélium villositaires nous voyons des cellules ECL. Est-ce une erreur? que devons nous condsidérer alors?

REPONSE

Question intéressante.
Mon dessin correspond en fait à une zone peu mature de l'épithélium villositaire.
On ne peut ni tout montrer, ni tout dire en P1.

Effectivement, l'épithélium villositaire contient presque uniquement des cellules EC qui secrètent principalement de la sérotonine.

Mais attention : cellules EC et ECL = même combat !
Les cellules ECL sont les cousines germaines (d'où le nom : Entero-Chromaffin et Entero-Chromaffin Like ) et ce ne sont que des méthodes histochimiques subtiles qui permettent de les distinguer, ou bien la morphologie fine du grain en microscopie électronique.
En outre, n'oubliez pas que EC et ECL secrètent 2 molécules chimiquement assez proches dans leur processing et toutes deux dérivées de 2 acides aminés cycliques : la sérotonine = par décarboxylation du tryptophane ; et l'histamine = par décarboxylation de l'histidine.
Par contre de nombreuses ECL peuvent aussi secréter des peptides (comme la motiline... Bref !)

Les autres types cellulaires sont rares sur l'épithélium villositaire.

Par contre, et c'est sur cela que je voulais insister dans le cours, l'épithélium glandulaire contient une beaucoup plus grande variété de cellules endocrines que l'épithélium villositaire.
Par ailleurs, avec une vision finaliste, on trouverait de nombreuses raisons à cela.

Mais je n'ai pas voulu aller plus loin, ni faire un listing comme pour l'antre ou le fundus ; et ceci pour ne pas alourdir la connaissance.
Sachez que dans l'épithélium glandulaire il y a plusieurs types EC, et aussi des ECL, mais également des cellules à sécrétion peptidique, comme la cellule S (sécrétine) ou la cellule I (CCK-Pz), ou une/des variantes(s) des cellules G, etc.

Enfin, plus que le rôle anecdotique (à votre niveau) des cellules EC ou ECL dans l'intestin grêle, n'oubliez pas que les cellules ECL ont un lieu d'élection privilégié : l'épithélium glandulaire du fundus gastrique où leur rôle fonctionnel est alors essentiel comme je l'ai largement développé.


QUESTION 15

 Tube digestif: schéma général et oesophage : le plexus de Meissner est dans la sous muqueuse. Alors comment peut il etre plaqué sur la longitudinale externe ? d'après le schéma j'aurais plutôt dit qu'il était proche de la circulaire interne

REPONSE

Bien entendu il s'agit de la circulaire interne (CI) et vous avez corrigé de vous même, ce qui prouve que vous avez bien compris.

Il s'agit néanmoins d'un lapsus d'écriture qui a été corrigé sur le document de base.


QUESTION 16

Pourriez-vous me dire si la lame basale qui sépare les adamantoblastes des odontoblates participe à leur différenciation. J'ai vu que les lames basales n'interviennent pas dans les mécanismes de différenciation, mais je voulais être sûre qu'il ne s'agisse pas d'une exception.

REPONSE

Je ne suis pas de cet avis ! Ce n'est pas une exception. Bien au contraire, les lames basales participent aux processus de différenciations épithéliales.

Les exemples seraient multiples, el le cas de la compartimentation générée par la lame basale entre odonto et adamantoblastes, aboutissant de facto à un environnement matriciel différent (et donc favorisant des processus de différenciations différentiels !), en est un exemple typique.

Je l'ai dit plusieurs fois en cours.

On trouve sur site un complément d'infos (exposé détaillé) sur l'histogénèse de la dent.

Bien évidement je parle aussi du rôle des lames basales dans une partie de mon cours de biologie du développement (chapitre II-2).


QUESTION 17

 La différence entre pancréas et glande salivaire repose-t'elle uniquement sur l'absence de canaux striés dans le pancréas ? Y a t'il autre chose?

REPONSE

Oui, bien sur ; et pour le moins (dans le désordre) :


QUESTION 18

 Pourquoi est-ce faux de dire que la prédentine se dépose sur une trame matricielle sécrétée à la fois par les odontoblastes et les améloblastes ?

REPONSE

C'est justement un des rôles de la lame basale qui s'interpose entre les 2 épithéliums.
Elle crée ainsi 2 compartiments bien distincts, faisant que la composition matricielle est différente entre les 2 versants.


QUESTION 19

Y a t-il bien une relation entre le fait que la racine de la dent est constituée de dentine et de cément, et que la gaine de Hertwig n'achève pas sa différenciation adamantoblastique ?

REPONSE

Oui, bien sûr. Sans cela, la racine serait aussi composée d'émail.



QUESTION 20

 Où retrouvons-nous les cellules D, à part dans le fundus ?

REPONSE

En ce qui concerne le tube digestif on retrouve des cellules D partout : de l'estomac au rectum, mais préférentiellement dans l'antre, le fundus et le premier duodenum.
On retrouve aussi les cellules D en grand nombre dans les ilôts de Langerhans


QUESTION 21

 Si je ne m'abuse toutes les transitions que nous avons étudiées sont brutales ; non ?

REPONSE

Oui, pour ce qui est du passage d'un type d'épithélium à un autre.
Mais dans une même structure la transition peut être moins brutale.
Par exemple, le passage de l'épithélium unistratifié caractéristique du duodénum, à l'épithélium unistratifié caractéristique du jéjunum puis à celui de l'iléon, est très progressif.
Idem entre zones cardiale, fundique et antropylorique



QUESTION 22

J'ai assisté à vos cours et si je ne me trompe pas, pour les cellules pariétale, on a un rapport MV / TV > 1 au repos. C 'est bien ça ?

REPONSE

Non c'est l'inverse. Les microvillosités qui bordent les canalicules sont majoritaires au cours de la stimulation (par le repas). Inversement, les tubulo vésicules intracytoplasmiques sont majoritaires en phase de repos.

Donc :

MV / TV > 1 pendant le repas,
MV / TV < 1 pour la cellule au repos.

Repas / repos... j'espère ne pas avoir fait un lapsus linguae en cours.
Quoi qu'il en soit, je garantis que ce qui est écrit sur le document de base est juste. C'est la référence.


QUESTION 23

 Est-ce que l'exocytose des grains de sécrétion au niveau du pancréas se fait par mérocrinie ?

REPONSE

Comme toutes les cellules séreuse, par mérocrinie ; oui. C'est écrit dans le document..

 

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2009

QUESTION 24

Dans l'épithélium malpighien, le nom de couche spineuse est-il du à la rétraction du cytoplasme des kératinocytes ou aux desmosomes ?

REPONSE

Les deux. C'est parce les desmosomes maculaires relient tres fortement les cellules adjacentes que la rétraction consécutive aux techniques de fixation des tissus provoque l'aspect spineux.


QUESTION 25

 Doit-on distiguer la couche cornée et la couche desquamante comme 2 couches distinctes ou comme une variabilté entre superficie et surface ?

REPONSE

Classiquement il faut les séparer. Mais au plan fonctionnel il est clair que la différence constitutive est minime.


QUESTION 26

 À la page 16 vous citez les cellules gamme-delta. Pouvez vous davantage préciser ?

REPONSE

Pas de question à prévoir sur cette cellule dans un QCM.
Ce sont des lymphocytes T résidents permanents de nombreux épithéliums, en particulier dans l'épiderme. Leur rôle apparait de plus en plus important. (à la fois comme "tueurs" de cellules cancéreuses et, plus récemment, comme stimulants des processus de cicatrisation).
C'est pour celà que je les ai cités.
Mais on ne peut vraiment en parler qu'après avoir reçu une culture suffisante en immunologie.
Oubliez les momentanément. Sans nul doute, on vous en reparlera plus tard.


QUESTION 27

Page 28 : comment se fait-il que le plexus de Meisner, contenu dans la zone de la sou-muqueuse au contact de la musculeuse, soit plaqué contre la longitudinale externe qui est périphérique .

REPONSE

J'ai déjà répondu à la question 15.
Il faut lire circulaire interne (CI).
C'était un erreur de frappe qui a été corrigée sur le document téléchargeable à partir du site et qui ne l'a pas été sur le document polycopié.
Je vais donc informer l'ensemble des étudiants en amphi.


QUESTION 28

 Dans le cas des adamantoblastes comme dans celui des odontoblastes le pôle regardant la lame basale correspond à un pôle apical ou à un pôle basal ?

REPONSE

La question est récurrente, compte tenu de la particularité de cette zone.
Pour les odontoblastes comme pour les adamanloblastes ce pôle a tous les aspects d'un apex cellulaire, avec une composante membranaire bien limitée par les complexes de jonction qui sont en proximité latérale immédiate.
Et pourtant cet apex est bel et bien au contact d'une lame basale...
C'est là toute l'ambiguité qu'il faut accepter .
Ou il faut dire que c'est un apex à polarité inversée, ou bien il faut dire que c'est un pôle basal qui a tout les caractéristiques morpho-fonctionnelles de l'apex d'une cellule sécrétoire (en effet ce pôle sécrétoire n'a rien de comparable, par exemple, avec le pôle basal d'une cellules endocrine comme la cellule G ou la cellule D).
De toute façon; on ne s'en sort pas !
Ou bien il faut accepter, ou bien il conviendrait de créer une entité sémantique pour ce cas particulier (pôle pseudo-apexien à polarité basale ?...).

Cette question revient donc très souvent.
Pour plus d'explication, je vous renvoie aussi à la question 13 de cette page, ainsi qu'à la question 139 de
réponse par mail du cours d'embryologie.


QUESTION 29

 A propos de votre cours sur les cellules endocrines du tube digestif, si l'histamine joue un role médiateur important dans la secretion acide, y-a-t-il un effet secondaire sur la digestion lors de la prise d'antihistaminiques ?
Ou bien, est-ce que les antihistaminiques n'affectent pas les recepteurs de l'histamine sur la cellule parietale?

REPONSE

Excellente question.

Non, il n'y a pas d'interaction avec la plupart des antihistaminiques utilisés dans le traitement des allergies, car l'action ne passe pas par les mêmes récepteurs. 

Mais votre question est suffisamment intéressante (quoique dépassant le cadre strict  du concours P1) pour que je la transcrive dans les réponses mail sur le site, en complétant mon propos et pour que tout le monde en profite.

Ce développement peut aider à la compréhension du document de base qui est un condensé, parfois moins explicite.

RECEPTEURS À L'HISTAMINE ET CELLULE PARIÉTALE


QUESTION 30

Dans l'intestin, et surtout au niveau de l'iléon, les plaques de PEYER se trouvent elles sous l'épithelium villositaire ou bien plus en profondeur sous l'épithelium glandulaire ? 

Et en conséquence dans quel épithélium les cellules M (situées au-dessus des plaques de PEYER) sont-elles incluses ?

 

REPONSE

 Bonne question d'un esprit curieux, même si ces précisions dépassent parfois ce qui a été dit en cours.

Les nodules lymphoîdes des Plaques de Peyer sont très volumineux.
Ils occupent tout l'espace de la muqueuse jusqu'à la muscularis mucosae qui est repoussée vers la sous muqueuse.

Lorsque les ilots sont très hypertrophiés ils peuvent même envahir la sous muqueuse.

L'épithélium sus jacent aux amas lymphoïdes des Plaques de Peyer est remanié et fortement atrophié.

Il devient plus au moins linéaire (ici marqué par des *), si bien que, dans ces zones , on ne peut plus distinguer un épithélium villositaire d'un épithélium glandulaire.

Les villosités intestinales que l'on peut observer au dessus des plaques de Peyer proviennent généralement des zones limitrophes aux ilots lymphoïdes.

Les cellules M (M) sont incluses dans l'épithélium intestinal entre les entérocytes (E) de l'épithélium (voir l'image de microscopie électronique ci-contre).

Elles sont disposées de façon privilégiée au sein de l'épithélium intestinal localisé au dessus des plaques de Peyer.
Autrement dit on les rencontre dans les zones marquées par (*) sur la microphotographie située au dessus. On ne peut donc leur attribuer une localisation bien précise (villositaire ou glandulaire)

Les différenciant des entérocytes, les cellules M n'ont pas de véritable bordure en brosse (BB) mais des expansions plus larges, plus massives et moins régulièrement disposées (ce qui leur a donné leur nom : M pour "microfold" ; MF sur la microphotographie)

Elles ont, comme les cellules de Paneth, des capacités de phagocytose des microorganimes contenus dans la lumière intestinale (ici des bactéries de la famille des Yersinia enterocolitica ( flêches + Y)

Comme les cellules de Langerhans de la peau elles ont la capacité de capter certains antigènes qui pouront ensuite être transférés aux autres composantes du systéme immunitaire.

La description des cellules M reste volontairement succincte car elle demande des connaissances immunologiques qui dépassent le cadre de la première année de médecine.





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2010

QUESTION 31

dans le cours il est dit a propos de la papille filiforme :  "L’extrémité subit une pseudo-kératinisation."
Par pseudo, vous voulez dire que la kératinisation n'est faite qu'a l'extremité, ou alors qu'il ne sagit pas de keratine, mais d'une "imitation" de la keratine (dans beaucoup d'autre site d'histologie, on trouve : "peu keratinisé" "faiblement keratinisé", ont-ils raison ?)

REPONSE

Chez l'homme ce n'est pas une vraie kératinisation avec des grains de kératohyaline individualisés  dans une couche granuleuse parfaitement identifiable en microscopie électronique.  Néanmoins il y a une "compaction" des couches superficeilles dans la zone terminale et acuminée de la papille filiforme, ce qui confère une certaine rigidité à la structure (Par contre une kératinisation complète se produit sur la langue de chat, comme je vous l'ai dit en cours).

Pour la petite histoire, cette zone "pseudo kératinisée" peut être facilement dissociée quand les conditions de différenciation ne sont pas optimales. Les papilles  filiformes alors "s'effilochent" et les bactéries de la cavité buccale peuvent venir proliférer et s'y nicher, créant un enduit blanchâtre.  C'est ce qu'on appelle "avoir la langue blanche" ou "la langue chargée". Depuis les grecs, les médecins qui nous ont  précédés faisaient tirer la langue et parlaient savamment  de "langue saburrale".
On n'y prête plus guère attention. C'était un signe de mauvaise santé, particulièrement d'affection de la sphère digestive, ou d'état fébrile.


QUESTION 32

Pour moi il y a bien une membrane basale entre dentine et pulpe car la dentine provient des odontoblastes cellules de la crête neurale qui sont bien des cellules épithéliales. Or la pulpe contient vaisseaux et nerfs, ce qui est en général situé dans le tissus conjonctif.

REPONSE

Non, les odontoblastes persistent toute la vie (de la dent), avec leur disposition particulière et inversée. Donc la lame basale (ou ce qu'il en reste) est  à la frontière entre dentine et émail (et pour la racine contre ce qui reste de la gaine de Hertwig)
Il faut justement remarquer, à cause de cela, que les vaisseaux (et petites terminaisons nerveuses) peuvent s'insinuer entres les flancs latéraux des odontoblastes comme je l'ai aussi fait figurer sur le shémas.
Vous pouvez aussi lire sur le site un cours plus complet (mais je ne vous le conseille pas vraiment , vu le temps imparti pour préparer le concours).
Pensez auss à regade r les questions de refléxions sur le sujet (13, 18, 28. Mais aussi 139 sur celle d'embryo)


QUESTION 33

Et d'où provient de cément de la racine dentaire?

REPONSE

Vous pouvez jeter un coup d'oeil au complément en ligne sur la rhizagénèse. Mais la encore, ne vous attardez pas. Le cément est apparenté à de l'os de membrane sécrété par les cémentocytes.


QUESTION 34

Dans votre cours d'aujourd'hui vous avez parlé de la cellule centro acineuse et je comprend pas trop: elle est acineuse mais ne sécrète pas sur votre schéma! et ressemble fortement à une cellule intercanalaire.

REPONSE

 Voir le document de base :
" Les acini sont collectés par un réseau canalaire qui pénètre à l'intérieur même de l'acinus (cellules centro-acineuses). Les canaux d’abord intercalaires, deviennent intra-lobulaires, enfin inter-lobulaires jusqu'au canal de Wirsung."
C'est un peu court mais c'est sûrement aussi ce que j'ai dit en amphi pour ne pas allonger le discours.
C'est une particularité du pancréas exocrine : Les cellules centro acineuses sont bien des cellules canalaires mais enchassées dans l'acinus.
C'est une des caractéristiques qui différencie la pancréas d'autres glandes séreuses.


QUESTION 35

De plus une de vos questions de réflexion me pose un problème: Quels arguments pour une paracrinie au sein même de l'îlot endocrine?
Je me dis qu'il y a des cells D et cells PP qui peuvent s'inhiber mais si la Cell D inhibe PP, étant donné que alpha et bêta sont à proximité, il y aura une action paracrine de D sur alpha ou bêta (ce qui répondrai à la question de réflexion et c'est là où je coince).

REPONSE

Vous avez bien compris ! Effectivement la somatostatine inhibe la sécrétion de l'insuline (cell beta) et du glucagon (cell alpha ou A).
On est donc bien devant un syteme morphologique de régulation fine in situ avec le couple D/PP en pont entre cellules alpha et beta


QUESTION 36

Mon hypothèse complémentaire, peut être absurde, serait de dire que si il y a stimulation des cellules D par le bol alimentaire arrivant dans le duodenum il y aura alors basculement de la secretion de glucagon vers insuline, pour contrer la futur hyperglycémie. Pouvez vous m'aiguiller s'il vous plaît.

REPONSE

Pas absurde ! mais on est obligé de simplifier. Votre raisonnement est juste car il existe en plus un dispositif de circulation qui permet d'intégrer immédiatement le flux de glucose absorbé par l'intestin (le PP est inhibé par le taux de glucose) et d'informer directement le pancréas.
Qui plus est il existe une circulation arterio artérielle qui couple le pancréas exocrine et endocrine (le PP inhibe directement la sécrétion  acineuse, mais il régule aussi bien d'autres fonctions digestives et extra digestives).
Sincèrement, je n'en demande pas tant !
Ce qui compte, comme dit plus haut, c'est de bien voir qu'il y a des dispositifs morphologiques locaux parfaitement adaptés à faciliter des boucles de régulation courtes, sans même passer par la physiologie générale classique. Le pancréas exocrine de boeuf (celui présenté sur le schéma) en est une illustration typique (précisons que tous les pancréas ne sont pas aussi caractéristiques. On retrouve ± cette disposition, et en particulier les cel. beta plutôt vers le centre de l'ilôt de Langerhans )

C'est bien de se poser toutes ces questions. Mais à votre stade n'essayez pas d'en savoir plus pour le concours. Vous seriez vite "noyé". 
Tout cela prouve en fait que vous avez intégré la problématique posée.
C'est bien là l'essentiel.


QUESTION 37

Ce matin, vous avez dit que les odontoblastes dérivent de cellules issues de la crête neurale.
Il est clair que dans un premier temps ça ne peut-être que vrai, par contre, plus tard au niveau de la gaine de Hertwig, il y a une nouvelle génération d'odontoblastes, qui elle, provient de cellules ayant proliféré in situ.
Donc dans un qcm du type : "les odontoblastes dérivent de cellules issues de la crête neurale " doit on considérer l'item comme juste ?

REPONSE

Votre réflexion est pertinente.
La deuxième poussée d'odontoblastes, qui entre en contact avec la Gaine de Hertwig, ne provient plus de la crête neurale mais d'une différenciation in situ.

Autrement dit : le qcm devrait éviter cette ambiguïté et ne serait pas rédigé comme vous l'avez fait

Mais je pense que vous avez aussi bien compris en cours que je n'ai pas voulu tout détailler dans le cadre de la PAES. Je me suis contenté de résumer la fonction de la gaine de Hertwig.
Je n'ai pas voulu (faute de temps, et surtout à cause de la densité d'un programme à assimiler en qqs semaines) développer la rhizagénèse.
Cela est bien évident en consultant le contenu des transparents de cours.
Ils permettent de mieux apprécier ce qui est important ou non pour le concours dans le document de base.



QUESTION 38

Dans votre transparent de cours sur les mélanocytes (n°37/56) vous notez:
"synthèse de la mélanine dans les (pré)mélanosomes : stades I+I , II et IV "
Puis, en observant les données de vos lectures, il est écrit " maturation aux stade I et II , synthèse de mélanine après l'activation de la tyrosinase au stade III et inactivation de la tyrosinase au stade IV."
Je ne comprends donc pas pourquoi dans votre transparent la synthèse de mélanine se fait tout le temps sauf en stade III et qu'il en est l'inverse dans votre lecture.

REPONSE

ERREUR DE FRAPPE SUR LE TRANSPARENT !
    LIRE :

2 LES MÉLANOCYTES
dans les (pre)mélanosomes : Stades I+II, III, IV.

Par contre, le texte du document de base est juste :
"Les stades I et II correspondent à la maturation du mélanosome ; la tyrosinase est non active. Le stade III correspond à la synthèse de mélanines après activation de la tyrosinase. Au stade IV la tyrosinase n'est plus active. Les mélanosomes I, II et III sont dans le corps cellulaire des mélanocytes alors que les mélanosomes de stade IV sont plutôt dans les prolongements dendritiques où ils migrent. Finalement les mélanosomes IV sont phagocytés par les kératinocytes selon plusieurs mécanismes..."



QUESTION 39

Je voudrais vous poser une question la membrane basale. Je m'interroge sur le passage des polypeptides à travers elle.
On a vu en biologie de la reproduction l'exemple de la membrane de slavjanski, qui laisse passer sans problème les hormones stéroïdiennes, mais le professeur Fénichel a fait remarqué qu'il y avait une différence entre la passage des hormones polypeptidiques et hormones stéroïdiennes à travers cette membrane basale. J'ai donc poser ma question à un tuteur qui l'a transmise au professeur, puis il m'a répondu ceci : «  Pour la membrane de Slavjanski elle empêche surtout l'envahissement du système vasculaire jusqu'à la lutéinisation et exerce un filtrage sélectif. La FSH passe bien sûr. »
Bien que cela ne soit pas au programme je me demande comment donc fait la membrane basale pour permettre le passage sélectif entres hormones stéroïdiennes et peptidiques ? Car cette sélectivité, laisse supposer une organisation particulière proche de celle d'une cellule, avec peut-être consommation d'énergie ? Et donc comment cela s'organise, d'où viendrait cette énergie ?

  RÉPONSE  :

Les stéroïdes sont des petites molécules qui peuvent passer librement la lame basale. Pour les polypeptides, tout dépend du PM ; il y a un diamètre d'exclusion ; sachant en outre  que le transfert peut être facilité ou au contraire inhibé en fonction du pH et d'interactions de charges. Par ailleurs,  Les lames basale, outre le collagène 4, contiennent "à la demande" bien d'autres constituants de type peptido glycanes (PGs) et glycosamino glycanes (GAGs) qui vont faciliter ou nom le passage à travers la lame basale. PGs et GAGs interagissent avec de nombreuses molécules de la matrice, tout autant qu'avec des molécules sécrétoires des cellules environnantes.
Les lames basales ont donc des capacités d'adaptation remarquables.
Pour ce qui est du cas particulier de la membrane de Slavjanski, je ne suis pas un spécialiste du domaine et je fais confiance à Patrick Fénichel.
Pour des généralités sur les lames basales, vous pouvez toujours aller faire un tout sur mes conférences de biologie du développement à propos des lames basales (voir les 2 liens proposés ci-dessus).



QUESTION 40

Je suis tombé dans sur le QCM 25 que vous aviez proposé au concours 2008-2009, et il me donne un peu de mal:
"Le repas peut contribuer à la sécrétion d'hormone de croissance et d'IGF1,
parce que
des cellules endocrines de la muqueuse fundique constituent la zone principale de la production de la ghréline."
La correction donne la réponse A. Personnellement, j'aurais dit la réponse D parce que je pense que la ghréline est bien l'hormone de l'orexie et provoque bien la sécrétion d'IGF1 (grâce à GH) mais ce en dehors des repas.

  RÉPONSE  :

Vous auriez presque raison par rapport au contenu du cours proposé cette année.
Mais il faut replacer le qcm dans un ensemble. Les années précédentes j'avais  davantage développé des connaissances sur  le contrôle de la prise alimentaire (10heures au lieu de 6), avec ses conséquences.
J'avais insisté sur l'impact de la dénutrition et du déficit des apports. J'avais donné des graphiques complémentaires, en particulier comparant le déficit de prise alimentaire entre sujets jeunes et âgés. Le qcm se situait donc dans ce contexte et la réponse A est alors parfaitement explicite.
Si j'avais à écrire ce qcm pour l'épreuve UE2 de janvier 2011, il serait beaucoup plus généraliste. Par exemple, je pourrai dire :  "le statut trophique de la muqueuse gastrique peut contribuer à la sécrétion de GH et IGF1 parce que des cellules endocrines de la muqueuse fundique constituent la zone principale de la production de la ghréline"

IMPORTANT :
    - penser que les qcm sont structurés, dans leur compréhension, en fonction du contenu de l'enseignement de l'année en cours.

    - donc se méfier des annales puisque le programme UE2 est nouveau et n'est pas exactement celui du PCEM1 qui l'a précédé.
    - inversement, constater qu'il n'y a pas de qcm dans les annales correspondant à des approches moléculaires et au contrôle génique, tant en embryologie qu'en histologie.
Bien entendu, cela ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir de questions portant sur ces nouvelles parties du programme !




QUESTION 41

J'aurais aimé savoir si en Qcm par exemple, on nous pose l'item suivant :
"La cellule pariétale SECRETE le proton H+ dans la lumiere de l'estomac",
il sera compté faux ou vrai car vous dites que le mot "sécrète" est impropre puisque la cellule ne fabrique pas le proton H+ (ni l'ion Cl- associé); 

  RÉPONSE  :

Vous avez raison. Ce n'est pas une sécrétion mais un transfert actif.
Néanmoins, je ne pense pas que je poserai cet item dans le cadre d'une question générale à choix multiples. En effet, même si le terme est impropre, il est régulièrement utlisé, en particuler en physiologie, dans le langage scientifique courant.
Par contre, dans le cadre d'une question plus spécifique et dûment ciblée sur les modes sécrétoires des cellules épithéliales, l'item pourrait y figurer. Dans ce cas, bien sûr,  l'item serait considéré comme faux.




QUESTION 42

Je voulais juste vous demandez si la somatostatine inhibe la cellule ECL (comme il est figuré sur un schema du poly ci-joint)  car je ne l'ai pas retrouvé dans le texte present sur votre site ou dans le polycopié.

régulation de la sécrétion acide par la somatostatine



  RÉPONSE  :

Oui, vous avez raison.
Pour faire simple il faut considérer que la somatostatine (en fait plusieurs variants moléculaires) exerce des actions inhibitrices sur une multitude de fonctions sécrétoires à la fois par voie neurocrine, endocrine et paracrine. Certains ont appelé la somatostatine la "Paninhibine", compte tenu de son action inhibitrice universelle.

COMMENTAIRE IMPORTANT :
C'est bien de réfléchir. Mais attention ! comprendre ne signifie pas tout mémoriser.
Je m'explique : dans le cas que vous citez, jamais je ne demanderai de retenir par coeur un tel schéma. Il est la pour la compréhension seulement.
Autrement dit, si j'avais à poser un qcm sur cette partie de cours je fournirai ce schéma complexe dans le libellé du texte du qcm. Pas question de l'apprendre par coeur ! Par contre, à partir du schéma fourni, je pourrais alors proposer un petit problème ou un effort de déduction faisant davantage la part au raisonnement plus qu'à la mémorisation pure.

Je cite cela à titre d'exemple, mais cela vaut, bien sûr,  pour toutes les autres parties de mes cours car je ne pense pas avoir présenté ce schéma cette année (5heures de cours au lieu de 10 les années précédentes).

C'est bien de tout comprendre mais ne vous attardez pas trop sur ce qui ne correspond pas au contenu des transparents de l'année en cours




QUESTION 43

Je me permet de vous envoyer un email concernant votre cours sur la cellule pariétale, car il y a un point que je n’arrive pas à comprendre
 
On nous dit que le potassium est pompé dans le compartiment intracellulaire en échange du sodium, par l’ATPase Na/K, jusque là, pas de soucis.
On nous dit également que le potassium est pompé du compartiment luminal vers le compartiment cellulaire, en échange d’une sortie d’H+, par la pompe à proton K/H ATPase
Mais sur le schéma montrant le fonctionnement général de la cellule pariétale, on voit que la force osmolaire K+ induit une sortie de K+ vers le compartiment luminal.
Je ne comprend pas bien la subtilité de ce mécanisme ? Comment le K+ peut-il sortir dans le compartiment luminal ?
(j’imagine qu’il est bien obligé de sortir, parce que pour que la pompe à proton fonctionne, il faut qu’il y ait du K+ dans le compartiment luminal)

  RÉPONSE  :

Bravo !
D'abord, ce n'est pas une sortie mais une entrée dans le compartiment intra cellulaire ou du moins la rétention du K+, comme on le voit sur le schéma que je vous ai fourni.
Mais ceci dit, vous avez raison, et pour que la K+ rentre, et que la pompe H+/K+ fonctionne, il faut bien que le K+ soit d'abord sorti !
Le mécanisme de fonctionnement de la cellule pariétale fait encore couler beaucoup d'encre et je n'ai qu'a peine ébauché le mécanisme de fonctionnement du compartiment tubulo-vésiculaire, pas plus que je n'ai voulu aborder l'équilibre
stœchiométrique du transfert des ions.  En fait, Il faut replacer la cellule au sein de la barrière muqueuse, y associer le rôle du mucus et des jonctions épithéliales pour bien voir le contenu ionique des différents compartiments et alors suivre les variations actives. Il faut aussi tenir compte de co-transporteurs. En outre, et plus récemment,  on vient de s'apercevoir que le transfert des ions monovalents est régulé par les ions divalents et en particulier le zinc.
La conversion tv/mv est donc bien plus complexe que ce que j'ai présenté en allant à l'essentiel. À  ce jour, Il est probable que les aspects collabés que je vous ai présentés soient plus une cause qu'une conséquence ; une fusion précoce des tubulo vésicules avec la membrane luminale est à nouveau d'actualité.
Bref ! Pour vous convaincre de la complexité,  je vous joins le lien  pour 2 articles de mise au point.


Article 1             Article 2 
 

Surtout ne les lisez pas ! Mieux vaut d'abord être reçu au concours ! C'est simplement pour vous montrer qu'Il y a encore de la place pour la recherche fondamentale !!! Si vous êtes passionné, vous aurez ensuite tout loisir pour vous perfectionner
Restez plutôt à l'essentiel et à ce que j'ai écrit même s'il y a des points d'interrogation. Tout ce que je vous ai dit vous suffira pour mieux comprendre la physiologie gastrique,  la pathologie ulcéreuse et la pharmacologie de l'inhibition de la sécrétion acide.

Mais encore Bravo ! C'est formidable d'avoir vu le point que vous m'avez soumis.
C
ela a aussi le mérite de faire comprendre combien il faut être modeste et dans le doute, et simultanément très curieux !

"Estos días azules y este sol de la infancia"
Ces jours bleu et le soleil de l'enfance
(Antonio Machado)



QUESTION 43

J'aimerai savoir pourquoi l'épithélium de l'oesophage repose sur un chorion papillaire (page 35 de la lecture 1), cela joue-t-il un rôle particulier dans la digestion ?

  RÉPONSE  :

Tant mieux si le chorion de l'oesophage est papillaire : cela facilite grandement l'étirement possible et de ce fait le passage du bol alimentaire après déglutition.
C'est un tout petit exemple de la relation morpho-fonctionnelle...



QUESTION 44

J’espère que nous sommes encore en droit de vous posez quelques questions.
A ce propos, si la limite n’est pas encore atteinte, à partir de quand exactement arrêterez vous de répondre aux mails?

  RÉPONSE  :
 
Bien avant l'examen : disons juste avant la Noël.



QUESTION 45

Peut on considérer que la peau glabre contient 6 couches différentes: assise basale régénératrice, couche spineuse, couche granuleuse, couche cornée, couche réfringente spécifique des peaux glabres, couche desquamante, ou la couche réfringente est-elle associée à la couche cornée ?

  RÉPONSE  :

Certes c'est une particularité mais elle ne mérite pas d'en faire une entité. C'est un simple constat descriptif naturellement mis dans un document de base qui se veut assez exhaustif

Lorsque vous révisez essayez donc de faire la part entre les points importants et ceux qui le sont moins.
Pas d'angoisse générée par le stress et la peur de ne pas tout savoir. Rappelez vous ce qu'avait dit Edouard Herriot : "la culture c'est ce qui reste quand on a tout oublié". Une phrase vraiment pas idiote et qui est plutôt rassurante... Non ?

C'est une opportunité pour constater que Aristote ou Abelard sont encore dans l'actualité : distinguer la Nature des Choses, le Fond de la Forme, en faisant usage de sa propre capacité de réflexion appuyée sur le bon sens (même si certains disent que le bons sens est difficile à partager !)
Dans le cas présent, et dans l'état de vos connaissances : est ce que la couche réfringente est une chose de pure forme, ou une information qui change réellement le fond et la nature de la connaissance ?
Mon bons sens  personnel (et je suis prêt à le partager) me fait pencher pour la première hypothèse : cette description de la couche refringeante est une simple info. Certes il n'est pas inutile de l'avoir lue pour la culture, mais c'est tout !

Désolé pour ce commentaire approfondi sur finalement peu de chose (encore Aristote !).
Mais, justement, il s'applique à bien d'autre domaines et devrait pouvoir changer, sur le Fond, la Nature même de votre apprentissage.
C'est donc une réflexion généralisable à l'ensemble des cours (en tout cas pour ce qui me concerne)

Une certitude : j'espère que ce commentaire ne sera pas inutile et sera vérifié par la nature des questions que je poserai à l'examen.



QUESTION 46

  Au risque de paraitre idiote, j’avais associé chorion papillaire avec  tube digestif, or on le retrouve sous la peau glabre. Du coup, je ne comprend pas trop quelle est la différence entre un chorion papillaire et un autre type de chorion.

  RÉPONSE  :

Un chorion papillaire est un chorion dont la lame basale fait "des ondulations" ± accentuées. Pour le moins, la nature papillaire du chorion facilite la capacité de souplesse et d'extension d'une muqueuse ou du revêtement cutané.



QUESTION 47

Vous dites que les cellules de Merkel sont des cellules neuro-épithéliales dérivant des cellules souches au stade fœtal. Est-ce que cela signifie que les cellules de Merkel viennent tout droit du neurectoblaste, qu’elles sont restées, pour ce qui est de leur différenciation, à ce stade embryonnaire dans l’épiderme adulte?

  RÉPONSE  :

Sont elles encore restées pour une part au stade embryonnaire, je ne saurais répondre (mais je ne le pense pas).
On sait qu'elles dérivent de la crête neurale (comme les mélanocytes). Mais d'autres travaux montrent qu'une composante des cellules de Merkel aurait une origine directement épithéliale in situ (donc une origine différentielle ; un peu comme pour les odontoblastes).



QUESTION 48

Même s’ils sont nettement majoritaires dans la couche spineuse, pour la peau “normale” et la peau glabre, les desmosomes sont-ils présents pour les 2 types de peau dans la couche basale?


  RÉPONSE  :

Oui bien sûr, les desmosomes maculaires sont présents sur les faces latérales et supérieures des cellules basales. Seule la membrane plasmique au contact de la lame basale en est dépourvue car ils sont remplacés par les hémi-desmosomes.


QUESTION 39

Concernant l’action de la cellule D à somatostatine, vous parler premièrement de paracrinie. Sauf que dans vos schémas, et dans votre conclusion on voit très clairement un prolongement et vous dites qu’il s’agit de neurocrinie.
Donc je me demande, dans l’éventualité d’un item sur le mode d’action de la cellule D sur par exemple la cellule G à gastrine, si l’on doit répondre en considérant qu’il s’agit d’une action paracrine ou neurocrine ?

  REPONSE

Les deux, bien sûr ! et même les 3 : endocrine, paracrine, neurocrine. Un mode sécrétoire n'a pas vocation à exclure les autres ! C'est particulièrement vrai pour la cellule D.
 


QUESTION 40

Je sais que c’est une question hors programme, mais je ne comprend pas pourquoi vous précisez que les inhibiteurs de pompes à protons (IPP) sont “TROP” souvent utilisés en préférence aux antagonistes spécifiques des récepteurs H2 ?

REPONSE

J'ai voulu dire que si les IPP sont redoutablement efficaces, ce n'est pas une raison pour les prescrire larga manu et/ou ne pas avoir recours à des thérapeutiques également très efficaces comme les anti récepteurs H2 qui, pour le moins, représentent une alternative possible (et il y en a d'autres).
Je dis cela car certains travaux semblent montrer qu'il ne faudrait pas banaliser l'usage des IPP (je pense, par exemple,  à l'augmentation de l'homocysteinémie sous IPP ; mais cela dépasse le cadre de votre connaissance).
Dans les temps que nous sommes en train de vivre, avec des interrogations justifiées autour de l'usage de certains médicaments, il faut bien constater que les IPP sont largement sur-consommés et/ou prescrits. La littérature scientifique  en fait le constat.
Très récemment, dans le cadre d'un mémoire réalisé par un médecin gériatre de notre région, on a pu constater que pratiquement 80% des prescriptions des IPP s'effectuaient en dehors des recommandations et/ou des prescriptions justifiées pour ce type de médicament (et en écrivant "trop" sur le document de base je ne préjugeais même pas du résultat de cette petite enquête locale).


QUESTION 41

On peut lire que dans la muqueuse fundique fœtale il y a sécrétion de glucagon par les cellules endocrines A. Mais aussi que selon “l’âge du développement” les cellules à ghréline pouvaient être les cellules A. Cette cellule A auraient-elles plusieurs sécrétions possibles ?

REPONSE

C'est une question de variabilité morphologique en fonction des espèces et du stade de développement. Ce n'est pas parce que les granules ont une morphologie du type cellules A qu'il s'agit avec certitude de cellules à glucagon ou à enteroglucagon. Seule la caractérisation du peptide régulateur au sein du granule par les techniques cyto imunologiques permet de vraiment authentifier le type cellulaire. Qui plus est, certaines cellules endocrines GEP peuvent effectivement synthétiser plusieurs peptides régulateurs.
C'est donc pour cela que je n'ai pas voulu insister sur le descriptif détaillé de la morphologie des grains sécrétoires des cellules GEP dans le cours oral. 

Autrement dit,
    - savoir que le polymorphisme granulaire des cellules endocrines existe et participe à la classification : oui ;
    - mais vous demander, en PAES, de reconnaître morphologiquement une cellule EC d'une cellule ECL et d'en faire un item spécifique de qcm : non ! C'est trop de mémoire inutile.
    - par contre, avoir bien intégré le rôle cyto-physiologique particulier et essentiel de la cellule ECL (et de l'histamine) : oui.

Donc, encore une fois, faire la part entre la connaissance essentielle et la simple info culturelle.



NOTA : Dans les jours qui précèdent le concours  je ne renseignerai plus de questions formulées par les étudiants : ni individuellement par mail, ni par des réponses sur le site.
Cette attitude est dictée par un souci d'équité .
Avec toutes mes excuses,
Daniel Balas

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QUESTION 42


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QUESTION 43


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QUESTION 44


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QUESTION 45


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