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RECEPTEURS À L'HISTAMINE ET CELLULE PARIÉTALE


Il y a plusieurs types de récepteurs à l'Histamine.

- Les antihistaminiques standards, dont la vocation principale est de traiter l'allergie, reconnaissent un récepteur H1 (voies des phosphoinositides). Il n'y a pas de récepteur H1 sur la cellule pariétale.
Bien que certains de ces antihistaminiques aient aussi une action anticholinergique (phenergan®, polaramine®, théralene®, etc) il n'y a pas de réel effet secondaire des cette classe d'antihistaminiques sur la sécrétion acide de l'estomac (tout au plus, au plan général digestif et aux très fortes doses, peuvent survenir une sècheresse buccale et de la constipation).
En outre, les nouveaux antihistaminiques (Telfast®, Zirtec®, etc) sont strictement anti H1. La cellule pariétale n'est donc pas concernée.

- La stimulation histaminique de la cellules pariétale passe par un récepteur H2 (voie AMPc) quasiment spécifique pour lequel existent des antagonistes, comme la cimétidine® ou la ranitidine®, eux aussi très spécifiques et qui sont utilisés dans le traitement des pathologies ulcéreuses et/ou érosives gastriques, ou pour protéger l'estomac lors de la prise de certains médicaments agressifs pour la muqueuse de l'estomac (c'est en particulier le cas pour les anti inflammatoires non stéroïdiens).

- Il y a en plus un voie autocrine de rétrocontrôle de la cellule ECL (voir les schémas, y compris celui sur le document de base) qui passe par un récepteur H3 (pour être complet disosn qu'il existe également une classe de récepteurs H4).
Les recepteurs H3 sont surtout présents dans le cerveau et font partie du groupe des récepteurs à 7 sites transmembranaires, couplés à une protéine G. Ils interviennent à un étage pre-synaptique et limitent la libération d'histamine. Mais il existe d'autres sous groupes des récepteurs H3 qui interagissent avec des récepteurs ionotropes sur d'autres neurones (récepteurs au glutamate et NMDA, au GABA ; certains récepteurs à la sérotonine, à l'acétylcholine...).

En outre les récepteurs H3 sont également retrouvés dans certains tissus périphériques et en particulier dans les muqueuses digestives.

Tout ceci, explique la capacité de modulation par les récepteur H3 de la sécrétion (*) acide des cellules pariétales,

- au sein même de la muqueuse gastrique (dans l'antre : présence sur la cellule G mais aussi sur la cellule D. Dans le fundus : présence sur la cellule ECL, avec rétrocontôle autocrine de la cellule ECL, mais aussi sur les cellules D),

- et sur les voies nerveuses, où le H3 peut moduler le signal cholinergique adressé aux cellules pariétales via le pneumogastrique.

(*) je rappelle qu'il vaudrait mieux parler de libération ou de transfert du proton plutôt que de sécrétion.

Ces notions sont explicitées et résumées,

L'intérêt de ce long commentaire est de fournir un bon exemple des modes de régulation des épithéliums, en montrant les corrélations entre :

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LES RECEPTEURS DE L'HISTAMINE


H1 :
voie des phosphoinositides
(stimulation de la phospholipase C)

H2 :
voie de l'AMPc
(par stimulation de l'adénylate cyclase)

H3 :
Inhibition de la voie des phosphoinositides et/ou interaction avec des récepteurs à canaux ioniques.

Coeur

Ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire

Inotrope positif
Chronotrope positif (effet sinusal)

Vaisseaux

Dilatation (rapide et fugace)
Coronaires : constriction.

Dilatation (retardée et durable)

Coronaires : dilatation.

Fibres musculaires lisses

Contraction

Relâchement

Sécrétion gastrique

PAS D'ACTION

Récepteur spécifique de la cellule pariétale : Activation du transfert du proton
(antagonistes : cimétidine, ranitidine, etc)

VOIR SCHÉMA

Allergie

Augmentation de la perméabilité capillaire

Effet immunorégulateur probable

Système nerveux central

Stimulation de la vigilance
Diminution de l'appétit

Hyperpolarisation cellulaire

Récepteurs présynaptiques à action inhibitrice, pouvant réduire la libération d'histamine dans le SNC et SNP.
Modulation d'autres recepteurs ionotropes

CELLULE ECL

Retrocontrôle négatif par autocrinie de la cellule ECL
VOIR SCHÉMA

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SCHÉMA DES MÉCANISMES DE RÉGULATION DE LA CELLULE PARIÉTALE :

 

 

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