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DÉNUTRITION ET AVANCE EN ÂGE

DONNÉES STATISTIQUES

DENUTRITION ==> UN DRAME BIOLOGIQUE

FOIE
MUSCLE
CERVEAU
APP. DIGESTIF
SYST. IMMUNITAIRE`
DESHYDRATATION ASSOCIEE
L'OSTEOPOROSE FAVORISÉE
LES CONSEQUENCES

LE DIAGNOSTIC CLINIQUE DE LA DÉNUTRITION

L'OBSERVATION
LE DIALOGUE ET LES ENQUETES
L'ANTHROPOMETRIE
LA BIOLOGIE
LE MNA : un excellent bilan d'évaluation

LES BESOINS NUTRITIONNELS CHEZ LA PERSONNE AGEE

LA PRISE EN CHARGE D'UNE DENUTRITION

1 - LES OBJECTIFS A ATTEINDRE

2 - LA STRATEGIE

3 - RENUTRITION ET ALIMENTATION SPONTANEE

3-1 NE JAMAIS OUBLIER
3-2 EXEMPLE DE RATION JOURNALIERE RECOMMANDEE
3-3 EXEMPLE DE REPARTITION DANS LA JOURNEE
3-4 POUR AUGMENTER LES INGESTA
3-4-1 Recommandations élémentaires
3-4-2 Des Facteurs à prendre toujours en compte
3-4-3 Savoir enrichir les plats
3-4-4 Les suppléments nutritionnels

4 - ALIMENTATION ENTERALE CHEZ LA PA

4-1 JUSTIFICATIONS DU CHOIX
4-2 ELLE PEUT ETRE...
4-3 MODES D'ADMINISTRATION
4-4 TECHNIQUES D'AMINISTRATION
4-5 DEBIT D'ADMINISTRATION
4-6 APPORTS CALORIQUES
4-7 CHOIX DES MELANGES NUTRITIFS
4-8 COMPLICATIONS
4-9 EN CONCLUSION...

5 - LES CRITERES DE SURVEILLANCE DE L'ALIMENTATION PAR SONDE

6 - LES QUESTIONS A SE POSER POUR PROPOSER UNE ALIMENTION PAR SONDE

7 - UNE TECHNIQUE PALLIATIVE A NE PAS OUBLIER : L'EPIDERMOCLYSE

LE SOIGNANT ET LA PREVENTION

LES GRANDS FACTEURS DE VULNERABILITE NUTRITIONNELLE

COMPORTEMENT ALIMENTAIRE DE LA PA ET DENUTRITION

GOUT ET ODORAT

VISION

ATTITUDES ALIMENTAIRES CHEZ LA P.A

SYMBOLIQUE ALIMENTAIRE CHEZ LA P.A

COMPORTEMENT ALIMENTAIRE ET PROFIL SOCIAL DE LA P.A

COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES EN FONCTION DU MODE DE VIE DE LA P.A. : LES RISQUES CARICATURAUX

QUALITES EXIGIBLES POUR LES REPAS EN STRUCTURES COLLECTIVES POUR LES P.A.

Qualités environnementales
Qualités de la table
Qualités des repas




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DONNEES STATISTIQUES

DÉNUTRITION :

4 à 7 % en Clientèle de ville

==> 50 à 70% Hospitalisation


Conséquence :

LA DENUTRITION ACCOMPAGNE,
Mais surtout
GENERE
LE RISQUE DE PERTE D’AUTONOMIE et/ou des POLYPATHOLOGIES

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DENUTRITION ==> UN DRAME BIOLOGIQUE

FOIE
MUSCLE
CERVEAU
APP. DIGESTIF
SYST. IMMUNITAIRE

+ Déshydratation souvent associée

 
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DENUTRITION ==> UN DRAME BIOLOGIQUE

LE FOIE

 

Voir aussi le cours sur la biodisponibilité des médicaments où le vieillissment hépatique est détaillé



Le Foie Vieillit bien quand la PA vieillit avec succés.


Mais les capacités d’adaptation du Foie sont très vite dépassées en conditions de Stress ou de Dénutrition


Le Foie participe largement à la cascade morbide : Frail Elderly ==> MOFE


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DENUTRITION ==> UN DRAME BIOLOGIQUE

LE MUSCLE

Voir également le cours sur la sarcopénie pour plus d’information, en particulier sur la voie du protéasome

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DENUTRITION ==> UN DRAME BIOLOGIQUE

LE CERVEAU

> LE PLUS FORT CONSOMMATEUR DE GLUCOSE

> ACIDES GRAS ESSENTIELS (w3 et w6)
Acides linolénique et linoléique







L’impact des carences en oméga-3 et oméga-6 sur les performances cognitives a eté démontré chez l’animal (microcebe) par l’équipe de JM Bourre.

Le rôle des carences vitaminiques, en particulier du groupe B et en folates, est également bien connu (voir le dossier micronutriments).


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DENUTRITION ==> UN DRAME BIOLOGIQUE

L'APPAREIL DIGESTIF

(Voir également les cours sur le vieillissement de l’appareil digestif)




PREVALENCE DE LA DYSTROPHIE GASTRIQUE
(= gastrite atrophique avec alcalinisation luminale)

> anorexie
> temps de transit modifiés
> désadaptation des pH optimaux
   des enzymes et des transporteurs digestifs


PREVALENCE EVOLUTIVE DU RISQUE GASTRITE > ULCERE


RISQUE D'INSUFFISANCE DIGESTIVE

Risque d’insuffisance pancréatique exocrine
Risque d’“Exclusion” du grêle

 

> MALABSORPTION et ANOREXIE,

aggravant l’état de dénutrition











8










DENUTRITION ET APPAREIL DIGESTIF

C’est également les risques de :
+ motricité ralentie

+ déficit de l’immunité digestive

+ translocation bactérienne



Le tube digestif peut être une porte ouverte vers des états septicémiques et:ou infectieux évoluant + ou - à bas bruit, et pour lesquels on ne pense pas nécessairement à rechercher ce type d’étiologie.

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DENUTRITION ==> UN DRAME BIOLOGIQUE
SYSTEME IMMUNITAIRE


IL1      IL6      TNF










Emprunté à Bruno Lesourd

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DENUTRITION ==> UN DRAME BIOLOGIQUE

LA DESYDRATATION, souvent associée










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DENUTRITION ==> UN DRAME BIOLOGIQUE

ELLE FAVORISE L’OSTEOPOROSE,

facteur majeur de morbidité chez la PA...

 


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Plus qu’un long discours, des schémas à ne jamais oublier :

 



Emprunté à Monique Ferry




 

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LE DIAGNOSTIC CLINIQUE DE LA DENUTRITION

L’OBSERVATION

LE DIALOGUE ET LES ENQUETES

L'ANTHROPOMETRIE

LA BIOLOGIE

LE MNA : un excellent bilan d’évaluation





L’OBSERVATION...

Ne pas confondre les stigmates de la dénutrition (Klimt) avec les signes mophotypiques du vieillissement (Goya)...


(Si elle maigrit c'est parce qu'elle est vieille !)

Ce qui est sûrement pardonnable à l’artiste le serait beaucoup moins au personnel soignant...       

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DIALOGUE ET ENQUETES NUTRITIONNELLES

SAVOIR APPRECIER LE NIVEAU DES INGESTA

Relevés alimentaires (relevé des 3 jours)

Enquètes alimentaires

Recours à la dietéticienne et/ou à des logiciels spécifiques

 

Mais surtout savoir effectuer
un relevé grossier,
souvent très suffisant

SAVOIR MENER UNE ENQUETE DE COMPORTEMENT ALIMENTAIRE

Evaluer une anorexie

Evaluer une
satiété précoce

Evaluer les goûts et désirs, la ryhmicité préférentielle des prises alimentaires, etc


PENSER AU NIVEAU DE DESAFFERENTATION : goût, odorat, vision

Facteurs d’aggravation +++ d’une anorexie


>>> POUR PLUS DE DETAILS PRATIQUES, VOIR LES PAGES SPECIFIQUES DU LOGICIEL EGS :

le niveau 2 contient le minimum des questions à poser, face à un problème nutritionnel

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ANTHROPOMETRIE :



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LA BIOLOGIE,

associée aux évaluations précédentes elle permet de préciser le type et la gravité de la dénutrition



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LE MNA (mini nutritional assessement)


Bien que ne comportant pas de facette biologique, cette grille d’évaluation validée au niveau international (B Vellas et Y Guigoz) est un des meilleurs outils d’évaluation de la dénutrition, incluant des aspects,

- anthropométriques,
- diétiques,
- globaux (face au risque de perte d’autonomie),
- et subjectifs


>>> POUR LES DETAILS VOIR LES PAGES SPECIFIQUES DU LOGICIEL EGS :

MNA de dépistage en niveau 1
MNA complet en niveau 2

 

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CONNAITRE LES BESOINS NUTRITIONNELS

 

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SAVOIR PRENDRE EN CHARGE

1 - LES OBJECTIFS A ATTEINDRE


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2 - LA STRATEGIE



emprunté à : NUTRITION DE LA PA ; Berger Levrault, ed

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3 - RENUTRITION ET ALIMENTATION SPONTANEE :

3-1 NE JAMAIS OUBLIER,
que la réalimentation doit tenir compte des besoins,
Certes Quantitatifs,
Mais aussi qualitatifs,
tout autant que chronologiques dans la prise des repas.


3-2 EXEMPLE DE RATION JOURNALIERE RECOMMANDEE : d’après Thérese Ferrari

Elle est de 1800 à 2000 calories/j. (pour une personne de poids moyen,)

Compte-tenu de la répartition souhaitable en protéines, lipides et glucides, cela correspond pour 2000 calories à

-100 g de viandes, poissons (1 portion moyenne) ou oeufs (2 oeufs moyens)
-150 g de pain (3/4 d'une baguette)
-250 g de pommes de terre ou équivalents (légumes secs céréales)
-1/2 litre de lait
-2 yaourts
-35 g de fromage
-300 g de légumes verts (1 assiette de légumes cuits + 1 crudité si possible)
-400 g de fruits (3 petits fruits)
-20 g de sucre (4 morceaux ou 2 cuillerées à soupe)
-20 g d'huile (2 cuillerées à soupe)
-20 g de beurre.

 

3-3 EXEMPLE DE REPARTITION DANS LA JOURNEE d’après Thérese Ferrari
(pour 2000 cal, et 1200 mg de calcium)

PETIT DEJEUNER :
- Boisson à base de lait (1 grand bol) + sucre (1 ou 2 morceaux)
- Pain (1/4 de baguette) + beurre (1 noix) + confiture (2 cuillerées à cafe)
- 1 yaourt + sucre (2 cuillerées à café).


DEJEUNER :

- Crudités (80 g) + huile (1 cuillerée à soupe)
- Viande ou poisson (100 g) ou 2 oeufs + matières grasses de cuisson (1 noix ou 1 cuillerée à soupe)
- 1 préparation à base de féculents (2 pommes de terre moyennes par exemple) + beurre ou légumes cuits (1 assiette) + beurre
- 1 part de fromage (35 g)
- 1 fruit moyen cuit ou cru
- Pain (1/4 de baguette).


COLLATION

-Entremets à base de lait (1 bol) et céréales (20 g de poids cru) + sucre
-Boisson


DINER

- Potage de pomme de terre (1 petite) et légumes verts
- Viande, poisson ou oeufs s'ils n'ont pas été consommés au déjeuner
- Selon le déjeuner
une préparation à base de féculents (2 pommes de terre moyennes) = beurre
ou
légumes cuits (1 assiette) + beurre
- 1 yaourt + sucre (2 cuillerées à café)
- 1 fruit moyen cru
- Pain (1/4 de baguette)

3-4 POUR AUGMENTER LES INGESTA, d’après Thérese Ferrari

3-4-1 Recommandations élémentaires
1 Diversifier la nourriture le plus possible

Eviter la monotonie
Favoriser l’équilibre alimentaire


2 Fractionner les repas dans la journée

- Meilleure digestion
- Nécessité d'un vrai petit déjeuner
- Collation à 10 H e 16 H comprenant un produit


3 Apporter une ration plus énergétique sous un petit volume

4 Veiller à un apport hydrique suffisant

5 Garder le goût des sorties (Synthèse de vitamine D, mais surtout bénéfice de l’activité physique)
6 Lutter contre le manque d'appétit

- Partager les repas en famille, amis, foyers, restaurants, clubs
- Savoir faire son marché
- Privilégier le goût et la notion de plaisir


7 Les régimes doivent rester nuancés

8 Attention aux règles d’hygiène (*)

(*) il est important de jeter un coup d’oeil discret dans le réfrigérateur des PA vivant seule à domicile... à la fois pour vérifiier la qualité des aliments (trop souvent des “restes”) stockés depuis déjà bien trop longtemps, mais aussi pour juger de la diversité des aliments consommés (la”pauvreté” du contenu du réfrigérateur est souvent cruellement édifiante...)


3-4-2 Des Facteurs à prendre toujours en compte


PROBLEMES DENTAIRES ET PROTHESES PLUS OU MOINS BIEN SUPPORTÉES.
Penser à faire vérifier l’ajustement des prothèses dans les grandes dénutritions (les gencives subissent des pertes de substance importantes)


DIMINUTION DE LA SALIVE, SÉCHERESSE BUCCALE.

MODIFICATION DU GOUT

(Diminution ou perte du goût salé, généralement conservation du goût sucré)


DIMINUTION DE L'ODORAT.

LES TABOUS ALIMENTAIRES

Différents tabous "hantent" les repas des personnes âgées : le cholestérol, le sel, la viande
Il faut lutter pour limiter ces tabous

Il est indispensable de préparer des plats bien mijotés, qui demandent peu de mastication, et rappellent de bons souvenirs (daubes, blanquettes, etc)

 

3-4-3 Savoir enrichir les plats d’après Thérese Ferrari

L'ENRICHISSEMENT DES PLATS est indispensable pour obtenir un taux calorique élevé sous un petit volume, plus facile à absorber par la personne âgée.

AU DOMICILE
- Préférer les mets enrichis en beurre, huile, crème ou fromage râpé aux produits allégés : choisir le lait entier par exemple.

- Consommer plusieurs desserts à la fin des repas.

- Ajouter sucre, miel ou confiture à des préparations de fruits ou de céréales.

- Enrichir le lait entier avec 1 ou 2 cuillerées à soupe de poudre de lait écrémé ou de poudre de protéines.
Le lait doit être le plus souvent possible incorporé dans les plats (gratins, potages, sauces, desserts).

- Agrémenter les plats de sauces diverses : béchamel, mayonnaise, béarnaise.

- Lorsque les fruits frais ne sont pas consommés pour des raisons de texture, penser aux milk-shakes, cocktails de jus de fruits.

EN INTITUTION

L'enrichissement des plats est plus difficile. On peut cependant


-Enrichir le café au lait avec lait en poudre, poudre de protéines, lait concentré.

-Rajouter du beurre dans les purées et les légumes.

- Enrichir les potages avec beurre, crèmes de gruyère (ajout de calories et de protéines).
- Compléter le plat principal avec plusieurs desserts variés ; certaines crèmes hyperprotéinées pouvant jouer le rôle de desserts.

- L'augmentation du taux calorique spontané passe surtout par l'adjonction des produits diététiques.


DANS TOUS LES CAS, POUR LUTTER CONTRE LE MANQUE D'APPÉTIT

- Fractionner les repas et prendre (laisser) le temps de manger.

- Partager les repas avec des proches.

- Rester gastronome (plats cuisinés, vin à table...)

 

ENFIN, IL EST INDISPENSABLE DE CONNAITRE LE PATIENT ET SES GOUTS PROPRES POUR LUI PROPOSER UNE JOURNÉE ALIMENTAIRE PERSONNALISÉE

(voir logiciel EGS, Niveau 2).

3-4-4 Les suppléments nutritionnels
- La variété de suppléments disponibles sur le marché, la diversité des compositions et des textures,
rend leur utilisation adaptable à la plupart des cas

- Voir des ouvrages spécialisés pour une information détaillée

- Ne pas oublier qu’il existe actuellement sur le marché standard de l’agro-alimentaire des produits possédant une excellent rendement energétique (rapport calories/poids), souvent moins onéreux que les suppléments

 

 

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4 - ALIMENTATION ENTERALE CHEZ LA PA :

4-1 JUSTIFICATIONS DU CHOIX
- SIMPLICITE
- BONNE TOLERANCE
- TROPHICITE DES CELLULES INTESTINALES CONSERVEE
- MOINS ONEREUx
- SOUPLESSE D’ADAPTATION
- PREPARE LE SUJET AGE A LA REPRISE ALIMENTAIRE


4-2 ELLE PEUT ETRE...

- COMPLEMENTAIRE D'UNE ALIMENTATION PER OS INFERIEURE A 1000 KCAL,
DEPUIS AU MAXIMUM UNE SEMAINE (???)


- TOTALE

- PAR ADMINISTRATION NASO-GASTRIQUE OU NASO-DUODENO JEJUNALE
Durée d'administration déconseillé au delà d'un mois,


- PAR STOMIES :

- en principe réservées à la nutrition entérale de longue durée
- mais, à juste titre, de plus en plus préférées à l’alimentaion par sonde nasale
- soit Gastrostomies,
- soit Jéjunostomies...


4-3 MODES D’ADMINISTRATION

Diurne ou/et nocturne (dépend de l’équipement, du personnel)

Apport discontinu ou fractionné,
pour une autonomie plus large du sujet âgé
pour préparer le sujet âgé à la reprise alimentaire spontanée.


Apport à faible débit continu

meilleure tolérance, particulièrement dans les cas de troubles digestifs.,
meilleur rendement d’absorption.

4-4 TECHNIQUES D'AMINISTRATION


Instillation par gravité

Instillation par pompe
- Nutripompes réfrigérées
- Avec régulateurs de débit : méthode de choix pour un apport calorique important et régulier
.


4-5 DEBIT D'ADMINISTRATION

- 50 ml/heure au maximum, en début d'administration

- DEBIT MOYEN de 150 à 200 ml/heure, en cours d'administration

- USAGE COURANT : 1 flacon de 500 ml en 3 heures (D = 170 ml/h)


4-6 APPORTS CALORIQUES


Apports progressifs par paliers de 500 à 1000 Kcal /jour ou 1500 Kcal/jour.

Selon
-La tolérance du sujet
-La durée d’instauration de son anorexie
-L'évaluation nutritionnelle de l'alimentation spontanée


Pour fixer les
idées : 2500 Kcal/jour / sur + de 12 h / D= 200 ml/j


4-7 CHOIX DES MELANGES NUTRITIFS

Préparations industrielles prêtes à l'emploi et stériles

Intérêt : réduit le nombre de manipulation et contamination.

En Gériatrie, sont le plus couramment utilisés :

- Les mélanges isocaloriques normoprotéinés dans les cas dénutrition refus alimentaire escarres

- Les mélanges hypercaloriques et hyperprotéïnés dans les cas de
dénutrition sévère
polytraumatisme
cancer
escarres profondes
cicatrisation


- Mélanges enrîchis en fibres si la nutrition entérale est maintenue au-delà de 10 jours.

- Osmolarité comprise entre 200 et 400 mOs/l, Absence de lactose et de gluten.


4-8 COMPLICATIONS

Diarrhées ou reflux en cas de :

- Débit trop rapide
- insuffisance enzymatique digestive
- Osmolarité modifiée par adjonction
- de médicaments
- de solutions minérales



4-9 EN CONCLUSION...


TECHNIQUE
- Fiable
- Modulable


Qui permet


Une reprise de l'état général
Une reprise de l'appétit

Ensuite l'arrêt progressif de l'alimentation entérale
(dans les cas favorables, surtout si la prise en charge est précoce)

 

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5 - LES CRITERES DE SURVEILLANCE DE L’ALIMENTATION PAR SONDE



emprunté à : NUTRITION DE LA PA ; Berger Levrault, ed

6 - LES QUESTIONS A SE POSER POUR PROPOSER UNE ALIMENTION PAR SONDE


emprunté à : NUTRITION DE LA PA ; Berger Levrault, ed

7 - UNE TECHNIQUE PALLIATIVE A NE PAS OUBLIER :
L’EPIDERMOCLYSE




emprunté à : NUTRITION DE LA PA ; Berger Levrault, ed

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LE SOIGNANT ET LA PREVENTION DE LA DENUTRITION

VIEILLIR AVEC SUCCES ?

Quels risques précoces ?Que conseiller ?

> TENIR COMPTE DU PARADOXE DE LA RESTRICTION ALIMENTAIRE
Voir le cours spécifique en biologie fondamentale


> SAVOIR RECHERCHER UN DEBUT DE FRAGILITE (“Frailty”)

Voir le cours spécifique

Mieux,

> SAVOIR RECHERCHER LES PREMIERS ELEMENTS DE LA VULNERABILITE

LES GRANDS FACTEURS DE VULNERABILITE NUTRITIONNELLE

1. Revenus insuffisants.

2. Difficulté à faire face, a fortiori perte d'autonomie physique ou psychique déjà perceptible

3. Veuvage, solitude, état dépressif masqué.

4. Problèmes bucco-dentaires.

5. Régimes trop strictement suivis.

6. Troubles légers de la déglutition.

7. Seulement deux repas par jour.

8. Constipation opiniâtre.

9. Polymédication surtout si > 5 médicaments oraux par jour.

10. Perte de 2 kg dans le dernier mois ou de 4 kg dans les 6 derniers mois.

11. Albuminémie < 35 g/1 ou cholestérol < 1,6 g/l.


Plus précisément : toute chute d’albumine > 2g/l dans les mois qui précèdent doit conduire à une intervention nutritionnelle, même si le taux est encore supérieur à 35g/l (ne pas attendre la valeur limite de 35g/l pour intervenir !)

12. Toute maladie, toute situation de cap et de stress.

 


AUCUNE, SITUATION N'ÉVOQUE À ELLE SEULE UN RISQUE DE DÉNUTRITION : MAIS TOUTES Y CONTRIBUENT...

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GOUT ET ODORAT :

 
AGUEUSIE ET ANOSMIE :
Carence en ZINC
POLYMEDICATION ET IATROGENIE
AVITAMINOSES, etc.


MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES

Goût pour le sucré (palatabilité, utilisation facile...)
Mais : > Le sucré est anorexigène


MODIFICATIONS COMPORTEMENTALES

Diminution des projections corticales :
Dépression et anxiété
Démences, troubles cognitifs

> Défaut de jugement + déficit d’intégration perceptive : hédonisme (plaisir) émoussé

Du désir de prise alimentaire > dégoût et/ou refus

 

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VISION :

Diminution de l’acuité visuelle et de la vision des couleurs

> Nécessité de couleurs plus saturées et intenses pour le maintien de l’éveil et du désir relationnel

 

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ATTITUDES ALIMENTAIRES CHEZ LA P.A

PLAISIR ET PRISE ALIMENTAIRE :
Saveur sucrée = hédonisme inné, de la naissance à la fin de vie

Une intégration complexe :

> Organes des sens
> Perception hypothalamique
> Intégration thalamique
(plaisir primaire)
> Confrontation cognitive du néocortex
(plaisirs acquis)

> In fine, structuration et modulation corticale de la perception des saveurs

Importance de :

l'éducation,
l'apprentissage,
la verbalisation (expression) qualifiante.


PREFERENCES ALIMENTAIRES :

Au delà de la perception hédoniste innée du sucré :
- Influence +++ de la qualité de perception (statut sensoriel)

- Influence +++ de la trajectoire de socialisation. Avec de nombreux facteurs :
culturels, philosophiques et religieux, , économiques, habitudes familiales, etc.



> Travailler l’expression qualifiante

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SYMBOLIQUE ALIMENTAIRE CHEZ LA P.A.


CROYANCES ALIMENTAIRES :

CONSUBSTENTIALITE = Transformation par l’aliment ingéré
aliment poison <> aliment magique


ALIMENT ET AUTO-IDENTIFICATION :

Je mange, je suis.
Produit de mon jardin, ma région, produit labellisé (qualité), etc


ALIMENT ET AFFECTIVITE :

Ma cuisine, celle de mes parents


ALIMENT ET PARTAGE =

Appartenance à un groupe > concrétisation du lien social

 

La PA est plus réceptive que l’adulte à la symbolique du repas



EFFET COHORTE ET AVANCE EN AGE :

Des “PROFILS” liés au passé historique et géographique de chaque génération :
Exemples :
- générations de guerre : peur et stockage, sacralisation de l’aliment

- générations en récession économique ou pauvreté : valorisation de la viande, rejet du maïs (pour les bêtes !)
- générations sexistes : la cuisine est féminine ; la femme mange plus de desserts, l’homme plus de viande...


RIGIDIFICATION DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE POUR AU MOINS 15% DES P.A. :

- Ascétisme progressif et refus de produits “festifs”.

- Simplification des actes culinaires : simple réchauffement, consommation sans préparation

- Surconsommation d’ersatz divers, infusions, etc...

- Imbrication avec une autre activité de fixation : écoute télé, prise du médicament, etc



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COMPORTEMENT ALIMENTAIRE ET PROFIL SOCIAL DE LA P.A. :

PLUSIEURS SIGNIFICATIONS POUR LE REPAS

MANGER = COMMUNIQUER = MAINTIEN DU LIEN RELATIONNEL
Manger = une aide
- à la convivialité

- à l’échange


MANGER = ACTE EGOISTE

Intégré dans le repliement sur soi et l’enfermement

Inutilité de l’acte puisque synonyme d’ouverture à

l’extérieur : l’individu se ferme ; il ferme sa bouche


REFUS ALIMENTAIRE = NEGATION IDENTITAIRE

Profil d’une autodestruction, consciente ou non : rupture suicidaire face au besoin alimentaire

 

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COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES EN FONCTION DU MODE DE VIE DE LA P.A. : LES RISQUES CARICATURAUX

EN COUPLE A DOMICILE
- Ascétisme de l’ordinaire avec décroissance de l’échange verbal : de la convivialité à la commensalité

- Mais des rituels bien préservés : fêtes familiales, dominicales


SOLITUDE A DOMICILE

- Grignotage sans vrai repas : apports insuffisants, anarchiques

- Crises hyperphagiques ponctuelles (souvent culpabilisantes).

- Fixation sur l’écoute radio et/ou télé sans vrai repas


COHABITATION INTERGENERATIONNELLE :

- Boulimie ou refus alimentaire : “se sentir de trop” = contestation du lien familial ou malaise existentiel

EN INSTITUTION : MEMES PROFILS QUE PRECEDEMMENT... MAIS AUSSI :

Refus des repas collectifs
= refus du groupe
= refus de l’échange social

Attitudes de “Cache”

= plaisir de transgression
= compensation à la douleur existentielle

Refus alimentaire

= refus de la vie en institution
= refus de l’équipe soignante chez le dépendant

 

LES COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES CHEZ LA P.A. DEPENDENT EGALEMENT BEAUCOUP :


Des habitudes antérieures, de l’histoire de vie

Du niveau éducatif

De l’influence des médias...

Des actions de conseil/prévention

Mais aussi,

Des aspects qualitatifs immédiats et environnementaux du repas

 
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QUALITES EXIGIBLES POUR LES REPAS EN STRUCTURES COLLECTIVES POUR LES P.A.


Qualités environnementales
- Couleurs saturées, dominantes, contrastées
- Grande luminosité ; pas de lumière froide
- Qualité phonique facilitant la discussion
- Préférer les repas en groupes d’affinité :
- Tables petites ou moyennes
- Pas de grandes tables conventuelles
- Faciliter placement libre par affinité
- Ergonomie du mobilier
- Décorations, aménagements à la recherche d’un bien-être
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Qualités de la table :

- Assiettes à larges bords :
pas d’assiette de taille réduite,
surtout pas de barquettes

- Pas de plateaux standards ni de plateau “avion”.

- Nappes, serviettes : couleurs soutenues et en harmonie

- Ergonomie des couverts, particulièrement verre, carafes...

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Qualités des repas :

- Ecoute des souhaits

- Possibilité de choix à la carte`

- Menus à thèmes, diversifiés

- Choix collectif des heures de repas et non horaires imposés

- Respect des températures des plats (le chaud, chaud... ni froid, ni brûlant !)

- PRESENTATION ATTRACTIVE : décoration, sapidité, fractionnement sur l’assiette, ...

Encore plus vrai pour les repas mous !


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